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Votre animal, chat ou chien, présente un œil rouge, ou fermé, ou avec des sécrétions sales, ou douloureux.

 

Premier geste à faire, nettoyer doucement avec du sérum physiologique stérile versé directement dans l’œil puis essuyer avec une compresse en emmenant les saletés vers l’extérieur de l’œil.

Si ce geste ne suffit pas, il faut absolument montrer rapidement en consultation votre animal, il risque d’avoir un corps étranger dans l’œil, ou un ulcère de la cornée, ou toute autre maladie qui peuvent compromettre la récupération de l’œil et de la vision. Ne tardez pas, emmenez nous les aussitôt, afin d’éviter les complications dangereuses !

Votre animal souffre d’une oreille

La peau interne est rouge, mate, ou épaissie, il y a des saletés visibles à l’intérieur du conduit, votre chien essaie de se gratter, ou a même très mal et ne veut pas qu’on le touche.

Il peut même parfois avoir le pavillon de l’oreille tout gonflé brutalement : il souffre probablement d’une otite. Vous pouvez si ce n’est pas trop douloureux lui nettoyer le conduit auditif, mais si cela persiste malgré le nettoyage, ou si cela est trop douloureux, montrez-nous le rapidement afin d’éviter les complications (tympan percé sur corps étranger végétal, otite chronique externe, atteinte des bulles tympaniques,…). Nous procédons à un examen clinique attentif de votre animal, et vérifierons la cause de l’otite (champignons, bactéries, corps étranger, parasites…) afin d’adapter le traitement et le suivi à la cause.

Votre animal se démange

La première cause de démangeaisons, même si on n’en voit pas, est la présence de puces. Même sur un animal qui ne sort pas dehors, vous vous pouvez lui en ramener avec vos chaussures ou vos vêtements… S’il n’y a pas de lésions de la peau visibles (croutes, zones très rouges, ou boutons), commencez seulement par traiter efficacement contre les puces ; pour cela vous pouvez venir nous demander conseil au comptoir, nous vous conseillerons aussi des traitements topiques appropriés (shampooings, spray ..). Si en revanche il y a des lésions de la peau, ou que les démangeaisons durent au-delà de 5 jours après le traitement adéquat contre les puces, il faut nous montrer votre animal : il y a des maladies de peau de toute sorte (infectieuse, parasitaire, allergique, dysimmunitaire, autoimmune, voire parfois cancéreuse…) et faire le bon diagnostic est important afin de soulager au mieux et au plus vite votre animal. 

Pour le diagnostic, il faut parfois plusieurs étapes, comme nous procédons par élimination logique des différentes causes, du plus fréquent au moins fréquent, ou que nous avons parfois besoin de traiter les surinfections avant de pouvoir faire une biopsie. Du coup, ce type de problème demande un bon dialogue entre vétérinaire et propriétaire, une bonne observance du traitement à la maison et du planning de suivi préconisé, et la bonne compréhension et explication des différentes étapes diagnostiques dès le départ, avec de la patience pour que le résultat soit là au bout !! En attendant le résultat de ces étapes, nous ferons tout notre possible pour soulager le prurit de votre animal, n’hésitez pas à nous parler tôt de ses problèmes de peau, avant que la chronicité ne complique les soins, n’augmente le budget du traitement et ne compromette la guérison !

 

Votre animal vomit 

S’il n’est pas abattu et semble encore en forme et guilleret, mettez-le à la diète, empêchez-le de boire (donnez-lui de l’eau par toutes petites quantités à la fois, afin d’éviter qu’il ne se refasse vomir à chaque fois qu’il en boit trop d’un coup), et reprenez l’alimentation par tout petits repas fractionnés au bout de 12h de diète. S’il continue à vomir, ou s’il est d’emblée abattu (amorphe, avec changement de comportement), ou s’il présente en même temps d’autres symptômes (diarrhée, amaigrissement, baisse d’appétit depuis quelques jours), mieux vaut le montrer tout de suite en consultation. Les vomissements peuvent avoir plein de causes qu’il faudra explorer de manière logique, certaines n’étant pas graves, mais d’autres nécessitant une prise en charge en urgence avec hospitalisation sous perfusion. Des vomissements peuvent induire une déshydratation importante rapidement, et provoquer des déficiences organiques en série derrière...

Votre animal a la diarrhée 

S’il est en forme et ne semble pas du tout abattu, mettez-le à la diète pendant 24 heures, avec seulement de l’eau à boire normalement s’il ne vomit pas. Vous pouvez venir chercher un pansement intestinal et de quoi refaire sa flore intestinale au comptoir à la clinique. Reprenez ensuite l’alimentation de manière progressive et fractionnée. Si cela dure, ou qu’il est abattu, triste, amorphe, avec un appétit modifié, ou du sang dans les selles, amenez-nous-le tout de suite ! Une diarrhée peut induire une déshydratation importante rapidement, et provoquer des déficiences organiques en série derrière...

 

Votre animal présente une masse

(de la peau, sous la peau, de la mamelle, ou une déformation des os (côtes, os des membres..).

Chez les animaux un peu âgés, on a parfois des verrues multiples qui s’installent, parfois aussi des excroissances multiples de chair pédiculées ; ceci n’est pas grave et il ne sera nécessaire de retirer que celles qui le gênent et qui le démangent. En revanche, il est important de vérifier qu’il s’agit bien de « verrues ». Sinon, il faut absolument partir du principe que toute masse est suspecte: mieux vaut la voir en consultation dès qu’elle apparaît, lorsqu’elle est encore de petite taille : on a beaucoup plus de chance de faire face à un problème facile à résoudre et qui ne compromettra pas l’espérance de vie de votre animal, plutôt que d’attendre que cette masse  grossisse et se transforme en cancer agressif pour réagir…  

Afin de connaître la nature de la masse, dans certains cas nous serons amenés à préconiser d’abord un examen complémentaire (soit par simple prélèvement de cellules à l’aiguille en consultation, soit en cas de doute sur la nature de la masse, une biospsie à envoyer à l’analyse histologique dans un laboratoire indépendant). En fonction du résultat de ces analyses, nous pourrons alors vous proposer le protocole de traitement le plus adapté à la nature de la tumeur. Une phase chirurgicale sera probablement nécessaire mais parfois nous vous préconiserons aussi d’abord un bilan d’extension à distance avant de la prévoir (certaines tumeurs envoyant sournoisement des métastases dans les nœuds lymphatiques et les organes à distance). Ce bilan d’extension comprendra des examens différents en fonction de la nature des tumeurs et vous sera alors détaillé. La chirurgie consistera soit en une exérèse simple (masse bénigne, ou peu agressive de nature) ,soit en une  exérèse en marges larges en cas de tumeurs agressives localement (même si parfois elles ont l’air anodines…) … Une chirurgie adaptée à la nature de la masse vous assure d’un bien meilleur pronostic ensuite, avec moins de risque de rechutes locales…

Lorsque nous retirons une masse, il est indispensable de la faire analyser histologiquement même si une biopsie a déjà été faite, c’est important pour confirmer sa nature, mais aussi l’état des marges d’exérèse, afin de connaître le risque de récidive locale, et aussi l’agressivité de cette masse (estimation du risque de métastases éventuelles lorsque c’est une tumeur cancéreuse) qui ne peut pas être déterminée de manière fiable à partir d’une biopsie. Les résultats sont disponibles en règle générale au moment du retrait des fils. 

En fonction de ces résultats de l’analyse histologique et du bilan d’extension éventuel, nous vous expliquerons alors les suites attendues et la conduite à tenir (soit pas de traitement, soit traitement adjuvant nécessaire (traitement médical au long cours, chimiothérapie, radiothérapie).

Votre chat est constipé

Attention, ce peut être une vraie constipation (surtout si votre animal a eu auparavant un accident avec une fracture du bassin, ou un traumatisme de la queue, avec arrachement de la base de la queue), mais en dehors de ces cas, la constipation est assez rare chez le chat ou la chatte. On confond souvent la constipation avec l’incapacité à uriner : votre chat mâle se met en position pour uriner (et non déféquer) sans y parvenir, parce qu’il a l’urètre totalement « bouché » par une matière amorphe (sorte de cristaux) accumulée dans sa vessie au fil du temps. Souvent, juste avant, si vous avez pu l’observer attentivement, il a eu tendance à perdre de petites gouttes d’urine intempestives, rosées, sur le carrelage, ou alors à aller très souvent dans sa litière (ce qui est un signe de cystite). Il est URGENT de le montrer en consultation, s’il ne peut plus uriner, il va entrer dans les 24heures en insuffisance rénale, puis se trouver en hypothermie et mourir. 

En cas de constipation vraie, c’est important aussi de le montrer en consultation, votre chat risque à force, si ce n’est pas déjà fait, de développer un « mégacolon », le colon n’ayant plus aucune motricité pour emmener les selles vers la sortie ; on constate alors souvent un amaigrissement, des douleurs et des vomissements du fait d’un transit très ralenti. Il faut le montrer, des solutions nutritionnelles simples et efficaces existent, qui permettent parfois d’éviter la chirurgie ; si on attend trop, ne reste plus comme solution que la colectomie subtotale, c’est-à-dire une chirurgie qui consiste à retirer l’ensemble du colon, certes avec de très bonnes chances de succès, mais beaucoup plus invasive.

 

Votre chien est constipé

Cela peut arriver dans plusieurs cas, notamment suite à une ingestion d’os ou de corps étranger qui viennent barrer la sortie du rectum (fécalome pour les os).

Lorsque l’état général de votre animal est affecté (présence d’autres symptômes comme anorexie, vomissements, prise anormale de boisson.., une constipation doit être vue dans la journée, beaucoup de causes se soignent bien mais peuvent dégénérer rapidement si votre animal n’est pas pris en charge dans la journée. Si l’état de votre animal est bon et que vous lui avez donné des os (ou qu’il les a pris de lui-même), vous pouvez venir chercher un produit au comptoir (paraffine au goût de viande) et lui en faire avaler matin et soir pendant 24h. Si cela ne suffit pas, attention, même un fécalome dû à des os peut dégénérer en péritonite et c’est alors extrêmement grave, il faut donc montrer votre chien dès le lendemain si cela ne s’est pas amélioré avec le produit.

Par principe, il faut absolument éviter de donner des os à un chien ou un chat !

Votre chat a du mal à uriner ou est malpropre

Si votre chat n’arrive pas du tout à uriner, il est de toute urgence de le montrer en consultation. Dans le reste des cas, commencez par essayer d’éloigner la litière de sa zone de jeu et de sa zone d’alimentation ; assurez-vous que sa litière soit toujours propre, et essayez éventuellement d’en mettre une deuxième pour qu’il y fasse les selles d’un côté, les urines de l’autre, surtout s’il y a plusieurs chats ; essayez de rincer le fond de la litière lorsque vous nettoyez le bac, avec de l’eau teintée d’eau de javel, ce qui va l’inciter à y faire pipi justement, et ne nettoyez pas les urines faites dans des endroits inappropriés avec de l’eau de javel, mais plutôt avec de l’eau et du savon de sol, que vous rincerez ensuite puis mettrez dessus du vinaigre blanc pour effacer l’odeur. Si votre chat fait systématiquement pipi sur des vêtements au sol, ou des meubles nouveaux, venez chercher du feliway en spray à la clinique et pulvérisez en une fois par jour pendant plusieurs jours. Vous pouvez aussi, en cas d’anxiété (changement type déménagement, nouvelle composition familiale, nouvel arrivant chat, arrivée d’un enfant…) venir chercher du zylkene au comptoir (une gélule par jour 10 jours).

Si les troubles urinaires persistent malgré ces mesures, votre chat souffre de soucis urinaires qui peuvent être dus à des causes très diverses (cystite, calculs, infections urinaires, tumeurs, urétrite, myélopathie mais aussi insuffisance rénale, polyuro-polydipsie ou problème de comportement…). Dans ce cas, il faudra l’amener en consultation pour en déterminer la cause et la prendre en charge. 

 

Votre chien a du mal à uriner

Attention, surtout si c’est un mâle, avoir du mal à uriner n’est pas anodin et peut rapidement se compliquer. Infections urinaires, calculs (qui peuvent du coup occlure totalement l’urètre et provoquer de graves conséquences), tumeurs, protatite…. Prenez cela vite au sérieux et amenez nous le en consultation. Si c’est une femelle, les cystites dégénèrent rarement rapidement, et il est rare que l’urètre puisse se boucher complètement, mais cela peut arriver avec des calculs ou des tumeurs…N’attendez pas, présentez-nous les en consultation avant que cela ne se complique : nous avons eu des cas de pyélonéphrites (infection des reins) consécutives à des infections urinaires vésicales prises en charge trop tardivement, et même un cas d’uropéritoine sur rupture de vessie dans l’abdomen consécutive à un calcul urétral…

Votre animal boit beaucoup

N’empêchez pas votre chien ou votre chat de boire, vous risqueriez une déshydratation. Prenez le temps de noter sur quelques jours la quantité d’eau bue. Si vous avez récemment changé de croquettes, parfois des croquettes plus riches en sel peuvent expliquer une augmentation raisonnable de la quantité d’eau bue. S’il fait chaud, cette augmentation peut aussi être physiologique. En règle générale, un chien nourri avec des croquettes boit un ordre de grandeur de  60ml par kg (pour un chien de 10 kg, 600 ml) sur 24h. Si cette augmentation de la soif et de la prise de boisson dure, cela n’est plus anodin. Boire beaucoup (et le plus souvent du coup uriner beaucoup) repose sur des causes qui peuvent mettre en danger la vie de votre chien/chat ou chienne/chatte (infections de la prostate ou de l’utérus (= pyomètre), anomalies de fonctionnement du foie, des reins, ou de l’homéostasie calcique, diabète sucré, diabète insipide…).

Si vous remarquez cette augmentation de prise de boisson sans autre symptômes, en dehors de fortes chaleurs, régulièrement pendant plus d’une semaine, alors cette anomalie réclame un diagnostic. Si d’autres symptômes accompagnent cette anomalie (pertes de saletés à la vulve, vomissements, diarrhées, dysorexie, changement de couleur de selles….) il vaut mieux consulter sans attendre.

 

Votre animal maigrit

Si aucun autre symptôme n’est présent (bon appétit, pas de vomissements, pas de fatigue, pas d’augmentation de la prise de boisson ou de la quantité ou fréquence des urines émises, pas de diarrhée, pas de « gros ventre », pas de troubles respiratories, etc…), essayez d’abord de le vermifuger si cela n’a pas été fait depuis plus de 2 mois.  Si vous avez changé son alimentation, revenez à celle antérieure, peut-être la mangeait-il mieux. S’il s’agit d’un jeune chien mâle en présence de chiennes en chaleur, cela peut être physiologique, essayez de l’éloigner suffisamment des femelles (autre maison) pour voir s’il mange mieux..

Après vermifugation, si l’amaigrissement continue, il est important de ne plus attendre pour consulter. Chez les chats, le fait seul de maigrir (sans maladie sous-jacente) trop brutalement pour une raison anodine au départ (abcès, problème dentaire…) peut provoquer en chaine un trouble hépatique majeur qui peut être très grave (lipidose hépatique). N’attendez pas, cela peut se compliquer en 2-3 jours chez le chat !!

Votre animal mange mal ou ne mange plus

Cela peut arriver dans des situations diverses et parfois anodines (notamment un changement alimentaire fait sans transition alimentaire correcte). S’il s’agit d’un jeune chien mâle en présence de chiennes en chaleur, cela peut être physiologique, essayez de l’éloigner suffisamment des femelles (autre maison) pour voir s’il mange mieux.

. Vous pouvez dans un premier temps tester votre animal avec des aliments beaucoup plus appétents  que d’habitude pour voir s’il mange (jambon, fromage…). Si ce n’est pas le cas, ou si il y a d’autres symptômes associés (vomissements, diarrhée, constipation, prise anormale de boisson, difficultés respiratoires,…) ou si sa dysorexie dure ou s’aggrave, ou s’il maigrit, mieux vaut le montrer rapidement en consultation. Ce peut être anodin (pathologie dentaire par exemple), infection urinaire, pyomètre… ou moins anodin, et cela mérite un diagnostic !

 

Votre animal tousse ou a du mal à respirer

Si par crise votre chien semble avoir du mal à reprendre une respiration normale, mais que cela ne lui arrive pas souvent et qu’entre ces crises il est tout à fait normal, il fait peut être un « éternuement inversé », ou « reverse sneezing » en anglais (c’est une manière de se gratter le pharynx et l’intérieur du nez !). Si cela ne revient pas souvent, ce n’est pas grave. Si en revanche, il le fait très souvent (plusieurs fois par jour), alors il a peut-être un corps étranger coincé dans les voies respiratoires, amenez le en consultation !

Si votre animal tousse, ou a du mal à respirer, commencez par regarder le mouvement de son thorax et de son ventre lorsqu’il respire, et à l’observer quand il se couche, (en dehors des périodes de toux s’il tousse) : s’il dort en bonne bête, couché sur le côté en boule, pas d’urgence. Vous le montrerez dès que possible en consultation, sans presse. En revanche, si ses mouvements respiratoires sont en permanence anormaux (efforts importants pour inspirer ou respirer, ventre mis en action pendant la respiration, bruits anormaux lors de la respiration), ou si il est incapable de se coucher pour dormir, et reste la tête et le cou à l’horizontale, avec la gueule ouverte, ou si ses muqueuses sont bleuissantes, ou si au contraire il n’arrive plus à se lever tant il manque de forces, il faut l’amener de toute urgence à la clinique, même si c’est la nuit ou le dimanche!

Votre animal est très brutalement très fatigué et peine à se lever alors qu’il était très bien au matin ou la veille.

Cela ne doit pas attendre, et il faut le présenter de suite car si on veut sauver l’animal, il faut parfois faire TRES vite, c’est une véritable urgence, appelez nous tout de suite !

 

Votre animal ne peut soudain plus marcher et semble paralysé des pattes arrières.

Dans ce cas, si vous voulez vous donner une chance de succès, il faut aussi faire le plus vite possible, et cela mérite aussi une consultation d’urgence, dès que possible (nuit, dimanche compris), d’une part pour gérer la douleur qui va avec, et pour gérer au plus vite et au plus efficace la cause.

Chez les chiens, il s’agit souvent de hernies discales (mais pas que : toute cause de compression médullaire) surtout chez les chiens courts sur patte. Les chances de récupération de la moelle épinière diminuent au fur et à mesure du temps de compression… Amenez-nous-les aussitôt !!

Chez les chats, il s’agit parfois de thromboembolie (un caillot qui vient obturer une grosse artère, l’aorte ou une fémorale). Il faut agir sans tarder pour essayer de lyser au plus vite le caillot et espérer une récupération locomotrice des muscles des pattes.

 

Votre chienne ou votre chatte commence à mettre bas: que faut-il surveiller?

La poche des eaux sorts, pour un brachycéphale, c'est l'heure de la césarienne, souvent...

La mise bas doit se faire dans une pièce calme, chaude, et propre. Les premieres contractions arrivent, la poche des eaux sort et se rompt (liquide de couleur vert bouteille). Les petits doivent sortir un par un, avec un maximum de 2 heures entre la rupture de la poche des eaux et le premier, et un intervalle de 2 heures maximum entre les suivants. Si vous voyez un petit sorti à moitié, aidez votre chatte ou votre chienne en le tirant tout doucement; s'il est coincé, n'insistez pas mais appelez nous tout de suite. Si l'intervalle entre la rupture de la poche des eaux et le premier petit ou l'intervalle entre 2 petits dépasse 2h, appelez nous en urgence. Si la chienne ou la chatte n'ont pas déclenché leur mise bas 60 jours après la date de saillie, et qu'elles vont bien, mieux vaut prendre un RDV de contrôle à la clinique dans la journée. En revanche, toute femelle gestante qui mange mal, vomit, maigrit, a des pertes anormales ou malodorantes, doit faire l'objet d'une visite rapide.

Qu’est ce que la leucose (FeLV) et l’immunodéficience acquise (FIV) du chat.

Ce sont deux maladies distinctes dont le mode de transmission et la cause sont un peu comparables : ce sont deux rétrovirus différents, dont le matériel génétique s’incruste définitivement dans le génome des cellules contaminées, et qui en modifient l’expression. Ils sont transmissibles par rapports sexuels, directement de la mère au chaton à la naissance, et sinon par morsure de chats contaminé à chat sain.

La meilleure manière de les combattre est tout d’abord de stériliser les animaux jeunes avant la puberté : ainsi, nous gommons le risque de transmission par rapports sexuels, et diminuons le risque de transmission par morsure intra-congénères, les chats castrés étant probablement moins enclins à se battre que les autres. La leucose (FeLV) est une maladie terrible, qui provoque des lymphomes et des leucémies ; une fois le virus contracté, en peu d’années (sans doute moins de 3 ans) la moelle de votre chat ne pourra plus produire de cellules sanguines (plus de fabrication de globules rouges, de globules blancs, ou de plaquettes). Aucun traitement à l’heure actuelle ne peut ralentir cette maladie mortelle.

La seule prévention efficace est la stérilisation précoce avant la puberté et la vaccination. Pour un chat qui sort, il est recommandé par les experts une vaccination 2 fois à un mois d’intervalle la première année (à partir de 2 mois), puis un rappel annuel. Pour les chats qui sortent très peu, un rappel la deuxième année puis un rappel tous les 2 ans est préconisé ensuite.

L’immunodéficience acquise (FIV) est plus lente à tuer, mais l’effet de ce virus finit par être le même : la moelle est incapable, au bout de plusieurs années (8-10 ans parfois après la contamination) de fabriquer des globules blancs, des globules rouges, et des plaquettes, et l’animal meurt d’anémie et manque de défenses contre les infections (stade 4). Aucun vaccin n’existe en Europe à l’heure actuelle ; la seule prévention reste la stérilisation. Si votre chat n’est pas agressif avec ses congénères et qu’il est castré, même si vos autres chats vivent avec lui, vous pouvez le garder avec vous, il n’est pas dangereux pour les autres…

Prévention de la toux de chenil

C’est une toux très contagieuse due à l’agression par des agents infectieux du tractus respiratoire (agents bactériens, dont Bordetella ou Pseudomonas, et agents viraux). Cette toux est contagieuse par inhalation, ce qui implique qu’un chien en collectivité peut l’attraper sans être directement en contact avec le chien de la case voisine, mais en respirant juste le même air. Da,s les pensions sérieuses, le vaccin toux de chenil est donc obligatoire. Une toux de chenil fait terriblement tousser, pendant plusieurs semaines, et peut laisser des séquelles de bronchite chronique ensuite. De plus, dans de rares cas, elle peut être contagieuse à l’homme et aux chats.

La vaccination requiert une seule administration intranasale (à refaire une fois par an, ensuite, la protection étant efficace en 3 jours). Certains chiens ne supportent pas qu’on leur administre un liquide dans le nez, dans ce cas il existe une vaccination sous cutanée, qui elle requiert deux injections à un mois d’intervalle la première année, puis une injection annuelle ensuite. Cette immunisation peut être faite en même temps que la vaccination classique contre maladie de Carré, Leptospirose, Hépatite de Rubarth et parvovirose, +/- rage.

 

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