Scanner et référé

Fiche d’information Scanner

En pratique

1/ L’anesthésie : l’animal ne doit pas bouger du tout lors de l’acquisition des images, ce qui requiert encore avec les appareils actuels une anesthésie générale. Votre animal doit être amené à jeun depuis 12 heures (eau permise pendant la mise à jeun).

2/ Bilan biochimique recommandé : Une analyse biochimique sanguine de routine (6 majeures) récente (moins de 3 mois en l’absence d’évolution clinique) est conseillée avant l’anesthésie afin de minimiser les risques anesthésiques. Il vous est recommandé de la faire chez votre vétérinaire traitant habituel avant le scanner.

3/ Fiche de commémoratifs et Résultats d’analyses : Merci de nous amener la fiche de commémoratifs remplie par votre vétérinaire traitant habituel précisant le motif du scanner, la lésion suspectée et la région à scanner et de nous joindre les résultats des analyses déjà réalisées (analyses de sang, histologique, cytologique…).

Obtention des images

Un appareil de tomodensitométrie fonctionne avec des rayons X, envoyés et reçus par une hélice qui tourne autour de votre animal et permet de désuperposer les images, contrairement à la technique de la radiographie, qui utilise aussi les rayons X mais sur un mode plan. De ce fait, la reconstruction en volume des lésions et leur localisation précise est possible.

L’injection de produits de contraste permet notamment et de manière non exhaustive de repérer les structures vascularisées (avec un rehaussement de la densité de l’image) et de les différencier ainsi de structures moins, peu, ou pas vascularisées (kystes, abcès,…), ou de repérer des zones subtiles de compression de la moelle lors de parésies ou de paralysie.

Risques encourus lors d’un scanner

Toute anesthésie générale comporte un risque, que nous minimisons par notre examen clinique attentif, l’adaptation du protocole anesthésique aux particularités métaboliques et cardiaques de votre animal (anesthésie une fois induite entretenue par voie gazeuse) et le monitoring constant de votre animal sous anesthésie et pendant son réveil. Par ailleurs une réaction allergique extrêmement rare aux injections de produit de contraste est possible ; l’anesthésie de votre animal étant monitorée attentivement, nous prendrons les mesures nécessaires immédiatement.

Interprétation des Images

Les images obtenues sont lues en niveau de gris ; la machine permet de discerner des différences de niveaux de gris invisibles à l’œil nu. Aussi les images sont-elles acquises, centrées sur un niveau de gris particulier lié aux types de lésions recherchées. Elles peuvent ainsi être obtenues selon des réglages dits « osseux », pour bien voir les structures squelettiques, des réglages en « tissus mous » pour repérer les lésions du foie, des glandes surrénales, des nœuds lymphatiques.., ou encore des réglages propres à repérer des lésions pulmonaires.

Les images une fois obtenues sont lues

1/ immédiatement au chevet de l'animal par le vétérinaire expérimenté réalisant l’examen afin d’effectuer les prélèvements nécessaires pendant que votre animal est encore anesthésié (liquide cérébrospinal, cytoponctions de masses, de nœuds lymphatiques suspects, …) en fonction des images obtenues, et afin de pouvoir déclencher le geste chirurgical nécessaire, s'il est urgent, dans la foulée du scanner.

2/ les images sont envoyées en double lecture uniquement dans les cas où leur interprétation semble particulièrement délicate. Dans ce cas, c'est un spécialiste dipômé en imagerie médicale vétérinaire (centre Azurvet) qui réalisera le rapport final. Le résultat définitif sera alors décalé de 12 à 24h00, et vous serez avisé des résultats dès réception par mail.

Attention, un scanner est une image prise au temps t ; il est important de considérer que les lésions continuent d’évoluer ensuite, particulièrement en cas de processus tumoral, et que le résultat d’un bilan d’extension n’est valable qu’au moment du scanner ; il est donc important d’instaurer le plan de traitement adéquat immédiatement dans la foulée du scanner.

Par ailleurs, un examen tomodensitométrique est réalisé pour un motif donné ou une recherche précise qui détermine le mode d’acquisition des images; il ne permet donc pas toujours de voir des lésions non suspectées et donc non recherchées.

Indications du scanner

Un tel examen est indiqué lors de :

1. Bilan d’extension local des processus cancéreux : un examen tomodensitométrique a une sensibilité largement supérieure à la radiographie pour le dépistage des lyses osseuses adjacentes (cas des masses buccales par exemple) ou des extensions locales de tumeurs semblant pourtant de taille anodine à l’examen clinique (cas des sarcomes des tissus mous, qui s’étendent loin). Cet examen permet de prévoir de retirer dès la première chirurgie l’ensemble de la tumeur : en cancérologie, il est important que le bon geste soit fait du premier coup. C’est un principe qui donne la meilleure chance de survie à votre animal ensuite. L’examen permet aussi de repérer les nœuds lymphatiques de drainage profonds, et de les cytoponctionner.

2. Bilan d’extension à distance d’un processus tumoral agressif : la détection de métastases change le plan de traitement et le pronostic ; l’examen tomodensitométrique permet une détection beaucoup plus sensible des métastases pulmonaires que la radiographie ; il permet aussi la détection de métastases dans d’autres organes (rate foie surrénales, reins….). Un mélanome buccal de chien, un ostéosarcome de chien, une tumeur mammaire de chat sont des tumeurs pourvoyeuses de métastases fréquentes à distance et notamment pulmonaires : un geste chirurgical local apportera certes un confort local mais aucune amélioration du pronostic si les métastases sont déjà installées, à moins d’établir un protocole de traitement palliatif pour retarder l’évolution du cancer.

3. Exploration de masses de nature inconnue (pulmonaire, médiastinale, osseuse, tissus mous abdominaux…), et cytoponctions scann-guidées dès que faisables pour en connaitre la nature.

4. Recherche d’anomalies de vascularisation du foie : lors de la suspicion d’un « shunt porto systémique » ou toute autre forme de shunt hépatique, l’examen tomodensitométrique après marquage (« angioscanner ») permet de visualiser le parcours du vaisseau aberrant et d’orienter le geste du chirurgien qui devra l’occlure.

5. Exploration des jetages nasaux et éternuements chroniques avec ou sans pus ou écoulement sanguin: l’examen tomodensitométrique va permettre d’en comprendre l’origine et de localiser les lésions et leur étendue beaucoup mieux que la radiographie ; il sera avantageusement complété par une rhinoscopie permettant des prélèvements en cas de lésions accessibles par les cavités nasales, ou par des cytoponctions en cas de lésions plus profondes.

6. Fractures des articulations complexes, comme le coude, les carpes, les tarses (obtention d’une image 3D permettant au chirurgien une planification idéale de la chirurgie orthopédique réparatrice).

7. Compression médullaire : pour un animal souffrant de douleurs cervicale ou dorsale récurrentes, ou commençant à présenter une difficulté de démarche (parésie) ou brutalement paralysé , l’examen tomodensitométrique va permettre d’explorer la cause de l’affection médullaire et de différencier une embolie fibrocartilagineuse d’une hernie discale, d’un processus inflammatoire ou infectieux, d’une tumeur osseuse, ou d’une masse intra/extramedullaire, et de localiser exactement la lésion, en s’aidant éventuellement d’une injection de produit de contraste (myeloscanner). Le geste chirurgical qui découlera, s’il est nécessaire, en sera facilité (une embolie fibrocartilagineuse, par exemple, ne requiert pas de chirurgie). Si l’animal est paralysé de manière aiguë, il faut faire le scanner et le geste chirurgical le plus vite possible afin de décomprimer la moelle rapidement et de donner à votre animal plus de chance de récupération ensuite.

8. Recherche des causes de crises convulsives : pour un chien atteint de crises épileptiformes, après avoir éliminé les causes métaboliques lors de la consultation de médecine interne (hypoglycémie, hypercalcémie, hyperammoniémie, insuffisance hépatique, troubles de la calcémie…), il faut ensuite vérifier l’absence de méningite ou de tumeur cérébrale avant de pouvoir conclure à un épilepsie, dont le diagnostic et le traitement requièrent d’avoir éliminé toutes les autres causes possibles. L’IRM est pour cela le meilleur examen d’imagerie du cerveau ; néanmoins l’examen tomodensitométrique permettra d’exclure avec une bonne certitude la présence d’une tumeur compressive de grande taille ; la réalisation d’une ponction de liquide cérébro-spinal au chevet du scanner permettra de vérifier la présence ou non d’une méningite.

9. Exploration des syndromes de Cushing : Les glandes surrénales se voient bien au scanner, et l’examen permet aussi, en cas de tumeur de l’une d’elle, de vérifier la faisabilité d’un geste chirurgical (envahissement des structures vasculaires attenantes, notamment), et d’en faire le bilan d’extension à distance (tumeurs souvent cancéreuses).

En cas de maladie de Cushing (l’hypophyse étant alors le siège de la lésion), il est important de différencier les macroadénomes (pouvant provoquer des crises convulsives de par leur taille) des microadénomes hypophysaires, qui ne recquièrent pas le même plan traitement. L’examen tomodensitométrique permet le dépistage des macroadénomes, l’IRM étant néanmoins un examen plus sensible dans cette indication.

 
 
 
 
 
 

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